Le loup-garou.

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Le loup-garou.

Message  Admin le Sam 3 Jan - 15:14




Caractéristiques et attributs [modifier]
Selon la légende, lors des nuits de pleine Lune, l'humain loup-garou, se transforme en un loup énorme avec des sens sur-développés et acquiert les caractères attribués à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes pour les dévorer, ne contrôlant plus ses faits et gestes, et pouvant tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Les gens se sont mis à chasser les loups, s’en protégeant avec de l'eau bénite et les tuant avec une balle en argent ou avec des pieux d'argent.

L'homme atteint de lycanthropie doit généralement ôter ses vêtements avant de prendre la forme du loup-garou. Cette croyance apparaît déjà dans le Satyricon de Pétrone (Ier siècle). De même, dans le "Lai de Bisclavret" de Marie de France (XIIe s.), un chevalier doit se déshabiller entièrement avant de se métamorphoser et dissimule ses vêtements sous une pierre creuse car, s'il ne les retrouvait pas, il serait condamné à errer indéfiniment sous la forme d'un loup.

Selon la tradition, les loups-garous souffrent de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et étaient, de même, considérés comme créatures du Diable. Leur condition peut être héréditaire ou acquise. Elle peut advenir par une malédiction prononcée par un sorcier ou par un prêtre, ou en trinquant (sans le savoir) avec un loup-garou qui prononce alors une formule de transmission (croyance lituanienne). Ils mènent un combat ancestral contre les vampires car ceux-ci sont leurs ennemis naturels.

La transmission par morsure est une invention du cinéma américain, par rapprochement avec le mythe du vampire.

De même, selon la légende, les humains loups-garous peuvent conserver quelques caractéristiques, telles une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur et l'index de même longueur (comme une patte de loup), les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.

Mais il peut aussi simplement se transformer en un loup immense, pratiquement de la taille d'un cheval ; ou avoir la tête d'un loup, le corps recouvert de poils, une queue, des griffes et des pattes de loup, mais il reste sur 2 pattes, comme l'être humain, et ses pattes arrière sont fortement développées afin de pouvoir marcher et possède une puissante musculature.

Le loup-garou peut donc être un homme vivant métamorphosé, mais il peut aussi être un corps qui sort de la tombe sous la forme d'un loup, variété connu sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe[3]. Cette âme damnée cherchait alors un hôte, humain de préférence. S'en suivait une confrontation quotidienne entre l'âme humaine et l'âme damnée afin de prendre possession du corps. Si l'âme damnée l'emportait, alors la transformation pouvait avoir lieu.

La légende du loup-garou évoque également celle du voyage nocturne. En effet, la croyance qu'une personne donnée pouvait se trouver dans deux endroits en même temps est attestée dans les multiples récits où les blessures du loup se retrouvaient sur le corps humain qui demeurait au foyer[3].

À partir du XVe siècle, les légendes, en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font état de l’existence de philtres magiques pouvant aider les humains loups-garous à retrouver tout leur aspect humain.

La lutte contre le loup-garou [modifier]

* Le loup-garou ne se transformant qu’à la pleine lune, il suffit de l’enfermer durant cette période dans une cage ou une cellule solidement fermée et cadenassée.

* Une fois la transformation effectuée, le lycanthrope voit ses forces décuplées, la seule arme efficace pour le tuer est un pistolet ou mieux un fusil à balles d’argent, si possible bénites.

* L’exorcisme reste une autre façon de chasser l’esprit démoniaque qui a pris possession du corps du malheureux maudit et ainsi peut-être de lui sauver la vie.

* Pour survivre à coup sûr, il faut le toucher en plein cœur et la balle ( obligatoirement en argent ) doit y rester. Si l’on veut y parvenir avec une lance ou un pieu (il faut transpercer son cœur), il faut que la lame soit entièrement en argent et bénie au nom du saint des chasseurs. Pour le garder sans danger, il faut une cage en argent (bénie elle aussi). L’argent béni lui provoque des brûlures insupportables ; il ne touchera pas les barreaux de sa cage bien longtemps, mais si elle lui résiste, il devient plus furieux, ce qui lui donne encore plus de force.
* Les loups garous sont affaiblis par certains métaux.
* Quand les loups garous se transforment, leurs os craquent et prennent une autre forme.

Leur coeur devient deux fois plus grand et bat deux fois plus vite.

Le mythe [modifier]
Le Loup-garou, estampe allemande de 1722.

Le mythe du loup-garou est très ancien et commun à de nombreux peuples européens. Du point de vue de la mythologie, le loup-garou a longtemps été indissociable du vampire, avec lequel il partage de nombreux points communs ; cependant, le mythe du loup-garou est beaucoup plus ancien que celui du vampire.

On retrouve le mythe de l’homme se transformant en animal féroce dans d’autres cultures.

* Dans la mythologie pyrénéenne et basque, le Basajaun est un être mi-homme, mi-ours, qui apparaît parfois sous le nom de Jean de l'Ours.[4]

* Dans le panthéon de l’Égypte ancienne, de nombreux dieux étaient représentés sous la forme d’un hybride, moitié homme et moitié animal.

* Dans une vieille et héroïque saga tartare, Bürûh Kahn qui régnait sur six cent loups, passait une partie de son temps sous l'apparence d'un loup resplendissant comme de l'or[3].

* En Afrique, on note la présence de l’homme-léopard (Congo), de l’homme-chacal et de l’homme-hyène (Abyssinie).

* Au Mexique, les nahuals et les tlahuelpuchi (uniquement dans l'état de Tlaxcala) sont des hommes-coyotes doués de pouvoirs magiques.

* On signale également la présence de l’homme-tigre en Asie et de l’homme-requin en Océanie.

* On signale aussi la présence d'Hanuman en Inde représentant le dieux des singes. Un film en est issu.

Ces traditions ont peut-être inspiré les deux versions du film "La Féline" (1942 et 1982), où une jeune femme se métamorphose en panthère. Ce thème est d'ailleurs très présent dans la littérature et le cinéma fantastiques. Dans "L'Île du docteur Moreau" de H.G. Wells (1896), un savant fou tente de transformer des animaux en hommes , mais il n'arrive à créer que des monstres mi-humains mi-animaux. Dans le film "La Mouche noire" de Kurt Neumann (1958), c'est un biologiste qui se change accidentellement en un être hybride, mi-homme, mi-mouche. Enfin, dans le film "Sssnake" de Bernard Kowalski (1973), un autre savant fou parvient à transformer un jeune homme en cobra, mais celui-ci se fait immédiatement dévorer par une mangouste...
Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes
devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme.
Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents ;
il est toujours l’image de la férocité.
Ovide, les Métamorphoses (I,209

La tradition germanique [modifier]

De nombreuses autres légendes en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font référence aux loups-garous. Les loups-garous scandinaves ne sont pas frappés du même ostracisme qu’ailleurs et, sans être ordinaire, le garou est plus ou moins accepté dans la société.

L'équivalent scandinave du loup-garou se nomme vargúlfr[7] [8].
Dans la Saga d'Egill fils de Grímr le chauve, le grand-père Úlfr fut surnommé Kveld-Úlfr, le loup du soir, car chaque soir il devenait farouche et avait envie de dormir. Egill hérita de cette propriété.
Dans la Völsunga saga Sigmundr et Sinfjötli découvrent deux hommes endormis. Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d'eux dans la maison ; tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu'en vérité, ils eussent conservé la même nature qu'auparavant : ils hurlaient comme des loups, chacun d'eux sachant la signification de ce hurlement.
Les femmes peuvent aussi se transformer en louve : dans l'Edda poétique (Hárbardhsljódh), vargynjur est la femme-louve que Thórr a molesté[8].
Le loup et l'ours sont les motifs des guerriers-fauves, les berserkir (qui porte une chemise d'ours) ou úlfhedhnar (qui porte une pelisse de loup), qui dans les combats entraient dans une fureur guerrière. Cette fureur était une frénésie sacrée[9], ces guerriers des combattants d'élite[8].

Le loup-garou au Moyen-Âge [modifier]

* Au XIIe siècle, Guillaume de Palerme parle du Leu-Garou. De nombreux sorciers avaient à l’époque pris l’habitude de courir dans les champs, les nuits de pleine lune, munis de peaux de loup, afin d’effrayer les populations. Marie de France compose un lai[10] dans lequel un chevalier doit se déshabiller entièrement avant de se changer en loup et dissimule ses vêtements sous une pierre creuse, car il ne pourrait pas retrouver sa forme humaine si on les lui dérobait.

* De la fin du Moyen Âge et durant la Renaissance, en un peu plus de cent ans, on a enregistré, en France, près de 30 000 procès de loups-garous. Les populations rurales croyaient fortement à l’existence de ces « hommes loups » qui ravageaient les campagnes et s’attaquaient aux animaux comme aux être humains. En Europe, du XVe au XVIIIe siècle, près de 100 000 personnes ont été reconnues comme loup-garou et condamnées à être brûlées vives. Selon Collin de Plancy, des dizaines de milliers d’autres ont péri, sans autre forme de procès, lorsqu’un villageois était soupçonné d’être un loup-garou, il était attrapé et écorché vif, car la légende voulait que les poils se cachaient sous la peau.[réf. nécessaire]

Le loup-garou contemporain [modifier]

* Lors du XXe siècle, plusieurs affaires ont été liées au mythe du loup-garou :
o l’affaire de la « bête de Sarlat », à Sarlat en Dordogne, jamais élucidée ;
o l’affaire de la « bête de Senonges » dans les Vosges qui en 1994 égorgea plus de 80 animaux ;
o l'affaire "Viviane Saint-clair" à Paris en 1995, confiée à l'inspecteur Vila Cassandre qui découvrit sur les lieux du crime des poils qui après expertise s'avèraient être ceux d'un loup. L'inspecteur fut cependant déchargée de l'affaire rapidement.
o l’affaire de la « bête du Valais », en Suisse, jamais élucidée ;
o l’affaire de la « bête de Noth », en Suisse, jamais élucidée ;

* Très récemment, le journal Courrier international du 6 novembre 2003 - n° 679, rapporte ces témoignages insolites tenus devant le tribunal criminel de Lausanne (Suisse) où un homme est poursuivi pour avoir massacré son épouse à coups de couteau : « J’ai vu ses canines pousser. Elles dégageaient une odeur étrange. Comme celle d’un loup-garou ». L’accusé a conservé « un contact avec la réalité », indiqua de son côté l’expert psychiatrique.

* Dans les enquêtes de Kay Scarpetta, Patricia Cornwell mettra en scène un loup-garou sous le nom de Jean-Baptiste Chandonne.

* Dans le troisième tome de la série Harry potter, un professeur de l'école Poudlard, Rémus Lupin, est un loup garou.

Étiologie [modifier]

Les médecins latins connaissaient une maladie qu’ils nommaient insania lupina (folie louvière ou rage lupine).

Les voyages de l'âme [modifier]

Selon Claude Lecouteux[11] la croyance aux loups-garous est liée à celle des voyages de l'âme, dont elle ne représente qu'un cas particulier. Dans la mythologie nordique, hamr, "la peau", est une des formes que peut prendre "l'âme", l'homme pouvant en avoir plusieurs. Elle est précisemment la forme interne qui épouse intimement l'enveloppe corporelle. La manifestation de l' hamr s'accompagne d'un accroissement de force, peut prendre l'aspect d'un animal, et se jouer des distances et des obstacles[12]. Le changement de forme, "tandis que l'individu tombe en léthargie", est "un point qui rappelle exactement la transe pendant laquelle l'esprit du chaman visite l'autre monde et entre en communication avec les esprits qu'il interroge"[13].

Selon Régis Boyer, le Hugr, dans la tradition Scandinave, est un principe actif universel qui peut parfois être capté par des gens malveillants pour produire des effets nuisibles. C'est ainsi que dans la Saga de Thórdr hredha, un homme voit en rêve dix-huit loups qui sont en fait le "hugr de loups" de ses ennemis, en fait le "mauvais hugr".
source:wikipédia

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